
















Après un parcours en biologie et en neurosciences, Maria Fiori a choisi de s’engager dans la recherche avec une ambition claire : mettre la science au service des patients. Aujourd’hui doctorante au laboratoire ICube de Strasbourg, Maria consacre sa thèse à l’étude de la Maladie à Corps de Lewy (MCL) une maladie neurocognitive encore trop méconnue.
Son objectif est de faire progresser la compréhension de cette pathologie afin, à terme, d’améliorer le diagnostic et la qualité de vie des personnes malades. Son travail de recherche est soutenu et financé par la Fondation Recherche Alzheimer, un acteur majeur du soutien à la recherche sur les maladies neurocognitives en France ; cette fondation met en lumière des travaux innovants comme celui de Maria pour accélérer les connaissances scientifiques et leur traduction vers la clinique.
Le texte ci-dessous est issu du site de la Fondation Recherche Alzheimer, qui présente le profil de Maria Fiori et ses travaux de recherche.
La Maladie à Corps de Lewy : Une maladie neurocognitive qui commencerait par le nez ?
La Maladie à Corps de Lewy (MCL) est une des maladies neurocognitives les plus fréquentes chez les personnes âgées. Après 50 ans, elle représente près de 20 % des malades avec troubles cognitifs, soit 250 000 patients en France. Les quatre caractéristiques cliniques principales de la MCL sont : les fluctuations cognitives, les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP), les hallucinations visuelles et le syndrome parkinsonien (akinésie (lenteur d’initiation du mouvement), rigidité).
Cette pathologie est une synucléinopathie, induite par l’agrégation anormale de la protéine alphasynucléine qui forme les corps de Lewy. Ces accumulations seraient présentes précocement dans les bulbes olfactifs (partie nerveuse du nez) avant de se diffuser dans le reste du cerveau, provoquant d’abord des troubles de l’odorat, puis des symptômes cognitifs, comportementaux et moteurs.
Notre recherche sur une meilleure compréhension de l’olfaction dans la MCL s’appuie sur la cohorte clinique QuiC-Lewy dans laquelle seront recrutés 88 patients MCL, 88 patients MA, 22 patients avec MA+MCL et 88 patients contrôles.
L’objectif principal de cette étude est de comprendre comment la fonction olfactive est affectée dans la MCL par rapport à la maladie d’Alzheimer. Pour cela 3 tests vont être réalisés :
Nous nous attendons à ce que l’alpha-synucléine anormale soit détectable dans la muqueuse olfactive des patients MCL, contrairement aux témoins et aux patients MA. Si c’est le cas, un simple prélèvement nasal couplé à des tests olfactifs pourraient servir de biomarqueurs et aideraient à différencier les personnes atteintes de la MCL de celles qui ne le sont pas. Par ailleurs, nous pensons trouver le cheminement de l’atteinte des corps de Lewy dans le cerveau à partir des bulbes olfactifs.
Une belle illustration de la recherche conduite au laboratoire ICube : comprendre, innover et avancer avec l’objectif constant d’être utile aux patients.
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