Lauréat du Prix Pépite 2025 : Emmanuel Martins Seromenho, porteur du projet Kainosense

Palper sans toucher : une technologie qui augmente la chirurgie endoscopique
Les praticiens ont l’habitude de palper les tissus pour évaluer leur rigidité et détecter les masses anormales. Cette capacité est perdue avec un endoscope, ces caméras miniatures qui permettent de regarder à l’intérieur d’organes pour surveiller, prélever des tissus (biopsie endoscopique) ou même enlever de petites tumeurs. La technologie d’imagerie optique Kainosense restitue, de manière quantitative, le sens du toucher lors des chirurgies endoscopiques et laparoscopiques. Comment ? Grâce à un laser associé à la caméra, qui mesure l’élasticité des tissus en temps réel. Cette technologie permet d’augmenter et d’améliorer la précision des diagnostics et des actes chirurgicaux. Une autre application est également envisagée en cosmétique.
Originaire de la région parisienne, Emmanuel Martins Seromenho est physicien, spécialiste de l’interaction entre la lumière et la matière. À la fin de ses études en optique biomédicale à Sorbonne Université, il effectue un stage à l’hôpital des Quinze-Vingts, une référence en matière d’ophtalmologie. Il travaille sur un système utilisable par les praticiens pour le diagnostic de différentes pathologies de l’œil. J'ai toujours eu cette idée en tête : faire de la science pour qu'elle soit utile à la société. Aider les praticiens dans la lutte contre le cancer est exactement ce que je veux apporter
, explique Emmanuel. Il arrive ensuite en thèse au Laboratoire des sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’imagerie (ICube – CNRS/Unistra/Insa Strasbourg/Engees), un laboratoire de référence mondiale dans ce domaine. L’idée d’un projet entrepreneurial est, dès le départ, une évidence pour Emmanuel et son directeur de thèse, Amir Nahas, enseignant-chercheur à l’Université de Strasbourg. Le DU Entrepreneurship et l’accompagnement Pépite m’ont permis de passer le gap du chercheur à l’entrepreneur
, avoue-t-il. Avec le soutien du CNRS et une maturation technologique financée par la Satt Conectus, le projet Kainosense passera à la vitesse supérieure en 2026 avec le démarrage des premières levées de fonds.
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