Dans le cadre de cette nouvelle structure, les deux partenaires entendent s'appuyer sur leur connaissance des lasers femtosecondes et accompagner le passage à l'échelle de la technologie. Avec, en ligne de mire, des applications telles que des ailes d'avion fonctionnalisées par texturation laser afin de diminuer la résistance à l'air, et donc la consommation d'énergie de l'appareil. « Néanmoins, une telle ambition implique d'améliorer la capacité de balayer de grandes surfaces avec un laser femtoseconde, en maintenant la qualité et la précision du procédé », note Frédéric Mermet. « Il faut donc une nouvelle instrumentation aidant à positionner finement le laser par rapport à la pièce, avec le bon angle. »
À cet effet, un projet de recherche vise précisément à développer une solution d'assistance au pilotage d'un cobot – un robot collaboratif –, comprenant des instruments, des capteurs, ainsi qu'une architecture logicielle. Son but est d'identifier et de mettre au point l'interface la plus adaptée à la commande d'un laser femtoseconde en milieu industriel, en respectant les exigences de précision et de rapidité des flux de données, pour un pilotage en temps réel. Une première version de l'outil a déjà été élaborée et testée, avec succès, des résultats encourageants que l'équipe de recherche entend continuellement améliorer.
Par ailleurs, un autre obstacle au recours aux procédés de laser femtoseconde par l'industrie se situe, à l'heure actuelle, dans leur coût de mise en œuvre. LaserSurf entend donc les rendre plus accessibles, notamment en améliorant leur efficacité. « Pour cela, nous pouvons agir sur la mise en forme à la fois spatiale et temporelle du laser », expose Sylvain Lecler. « Il peut, par exemple, être constitué d'une matrice de points, chaque point pouvant, de surcroît, avoir une forme particulière. Et sur l'aspect temporel, nous pouvons utiliser des rafales à haute fréquence, ce qui modifie l'interaction entre le laser et la matière. »