
















Rémy Willinger et son équipe Matériaux Multi échelle et Biomécanique ont reçu le prix de l’innovation 2019, décerné par la Sécurité routière. Ce prix récompense leurs travaux sur l’évaluation des casques vélo et moto, baptisé le projet Certimoov. Des partenariats dans le secteur automobile élargissent leur champ d’action.
L’équipe Matériaux Multi échelle et Biomécanique du laboratoire ICube (laboratoire des sciences de l'ingénieur, de l'informatique et de l'imagerie) a reçu le prix de l’innovation 2019 dans la catégorie « Aide aux deux-roues » par la Sécurité routière. Depuis plusieurs années, ses travaux sur la mise en place d’un modèle numérique de la tête et du cou permettent de prédire les lésions en cas d’accidents. Grâce à ces études, les chercheurs ont pu évaluer le niveau de protection des casques des utilisateurs de deux-roues. Le projet financé de 2014 à 2018 par la Maif (Mutuelle d’assurance des instituteurs de France) se pérennise grâce à un financement de la Mutuelle des motards.
Le site internet Certimoov a été mis en place en mars 2019. Il explique la genèse du projet et la démarche scientifique mise en place pour évaluer les casques. Un système de notation avec étoiles (de 0 à 5 étoiles) permet au grand public de s’y retrouver face au choix de leur matériel de protection.
Le logiciel SUFEHM (Strasbourg University Finite Element Head Model) est un outil de prédiction des risques de traumatismes crâniens, liés aux accidents de la route. Pas moins de 80 industries de l’automobile l’utilisent via la licence d’exploitation. Pour le moment, les partenaires industriels réalisent leur phase d’essais, avant de se positionner sur la sécurité de leurs véhicules. Pour que le logiciel SUFEHM soit pris en compte comme critère dans les normes des casques, il faudrait, selon Rémy Willinger, qu’une autre équipe de recherche développe un modèle similaire, afin d’avoir un point de comparaison et de procéder à une harmonisation.
Un autre projet auquel l’équipe Matériaux Multi échelle et Biomécanique participe est le projet européen Osccar. Les voitures autonomes posent une problématique de plus concernant l’évaluation des chocs. C’est ce que le projet s’emploie à résoudre. Le chercheur explique que les passagers des voitures se trouvent dans des positions plus « libres » que dans des voitures où il y a un chauffeur humain. Comme il n’est pas envisageable de réaliser des tests en mettant les mannequins des crashs-test dans toutes les positions possibles et imaginables, il devient nécessaire de développer des outils numériques pour que l’évaluation soit entièrement virtuelle. La prédiction de la protection aux chocs en voiture et même à deux-roues pourrait alors ne plus être réalisée au laboratoire. Pour cela rendez-vous d’ici à une vingtaine d’années.
Vanessa Narbonne, chargée de communication scientifique, service communication à l'Université de Strasbourg
Source : Site de l'actualité de la recherche de l'Université de Strasbourg
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