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ICube   >   Agenda : HDR : Rôle des oligodendrocytes dans le développement cérébral normal et pathologique. Modulation par la signalisation œstrogénique

HDR : Rôle des oligodendrocytes dans le développement cérébral normal et pathologique. Modulation par la signalisation œstrogénique

Le 20 novembre 2017
À 14h30
Forum de la Faculté de Médecine - salle 113

Soutenance d'HDR : Cristina ANTAL

Equipe : IMIS

Titre : Rôle des oligodendrocytes dans le développement cérébral normal et pathologique. Modulation par la signalisation œstrogénique

Résumé : Le point de départ du projet est une série d’observations chez des enfants sans malformations cérébrales (sMC), mais présentant un retard de croissance intra-utérine (RCIU) ou une naissance prématurée, et chez des enfants présentant des malformations cérébrales (MC).
Les enfants sMC présentant des lésions diffuses de la substance blanche ont un risque plus élevé de développer des troubles comportementaux, des retards des acquisitions (langage,  aptitudes motrices), des troubles émotionnels et cognitifs sur le long terme ainsi que des maladies psychiatriques (autisme,  schizophrénie). L’étude post-mortem du cerveau d’enfants nés avec un RCIU a permis d’écarter l’hypothèse d’une perte neuronale et a mis en évidence une réduction de la quantité de lipides de la myéline. Ces résultats confortent les études par IRM de diffusion montrant une réduction de la fraction d’anisotropie, paramètre habituellement associé au degré de myélinisation.
Les enfants porteurs de MC ont des pronostics neurodéveloppementaux très variables, en fonction de l’étiologie génétique et du type de malformation. Les malformations de développement cortical sont une famille de maladies d’étiologies génétiques variées et particulièrement étudiées car elles permettent l’association d’une exploration IRM pré-chirurgicale à une étude histologique de la pièce d’exérèse. Une hypomyélinisation et des anomalies de différenciation ligodendrocytaire ont ainsi été mises en évidence. Depuis peu, les équipes s’intéressent à la myélinisation dans d’autres syndromes génétiques tel le syndrome de Cockayne, de Zellweger, incontinentiapigmenti, la trisomie 21 ou le syndrome  de Wolfram; les études IRM chez ces patients indiquent des anomalies de myélinisation.
L’hypomyélinisation peut provenir d’une anomalie de différenciation oligodendrocytaire - comme il a été démontré dans des modèles animaux de prématurité ou de RCIU -, d’un effet sur les oligodendrocytes d’une anomalie neuronale, ou encore d’un effet autonome cellulaire du gène muté, à l’origine  du  syndrome  génétique. Certaines voies de signalisation impliquées dans la différenciation oligodendrocytaire sont perturbées dans l’hypomyélinisation associée à la prématurité et au RCIU - par exemple PI3K/Akt/mTOR, une cible de la signalisation par les récepteurs aux œstrogènes. Dans le cas des étiologies génétiques, le lien entre les voies de signalisation perturbées par les mutations et la signalisation par les récepteurs aux œstrogènes n’est pas toujours évident et, dans la plupart des cas, n’a pas été recherchée.
La signalisation œstrogénique est une cible d’intérêt dans les anomalies de l’oligodendrogenèse car d’une part, l’oligodendrogenèse humaine physiologique a lieu au cours de la grossesse qui est une période de forte synthèse d’œstrogènes et, d’autre part, il a été récemment montré que l’œstradiol influence à la fois la différenciation oligodendrocytaire et la myélinisation.
Ces constatations laissent supposer une implication de l’oligodendrogenèse dans le pronostic neurodéveloppemental et la possibilité de moduler ce processus par l’intermédiaire de la voie de signalisation des œstrogènes. Le  projet  propose  d’explorer ces hypothèses à l’aide de modèles animaux de destruction des oligodendrocytes en cours de développement en présence ou en absence des récepteurs des œstrogènes. Ces études expérimentales seront complétées par une étude du cerveau humain en développement afin de déterminer la fréquence des anomalies oligodendrocytaires et de valider de nouveaux biomarqueurs d’imagerie non-invasive pour l’examen de la microstructure cérébrale chez l’enfant.

La présentation aura lieu le lundi 20 novembre 2017 à 14h30, salle 113 au Forum de la Faculté de Médecine 4 rue Kirschleger à Strasbourg.

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