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ICube   >   Actualités : Jean-Paul Armspach : ingénieur et chercheur, pionnier de l’IRM en France

Jean-Paul Armspach : ingénieur et chercheur, pionnier de l’IRM en France

oct. 18 2017

Les travaux de Jean-Paul Armspach, ingénieur de recherche en physique appliquée et nouvelles technologies, responsable de l'équipe Imagerie Multimodale Intégrative en Santé (IMIS) et de la plateforme d'imagerie innovante en santé (Imagines) à ICube, ont été mis en avant sur le site des Alumni de l'Université de Strasbourg. Cette interview a été rédigée par Claire HEITZ, étudiante en Master 1 Communication Scientifique, le 13 octobre 2017.

Ingénieur de recherche en physique appliquée et nouvelles technologies pour la santé, Jean-Paul Armspach est actuellement directeur de la plate-forme d’imagerie d’ICube et responsable de l’équipe de recherche IMIS (Imagerie Multimodale Intégrative en Santé). Il a été dans les années 1980  un des pionniers de l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) en France. A l’interface entre les sciences de l’ingénieur et le domaine médical, il nous résume sa carrière au sein de l’Université de Strasbourg.

Cela fait quatre ans que Jean Paul dirige la plate-forme « Imagines » d’ICube. Composée d’imageurs de dernière génération dédiés aux recherches en ingénierie, biologie et médecine, cette plate-forme est un outil essentiel pour l’innovation en santé. Elle offre aux équipes de recherche internes et externes à ICube, des instruments de pointe pour leurs travaux. «Nous mettons à disposition un IRM pour petits animaux, un IRM Homme corps entier ainsi qu’un service de traitement d'images médicales pour les utilisateurs (ingénieurs, médecins, biologistes) qui en ont besoin dans le cadre de leurs recherches. ». En tant que directeur d’« Imagines », il est chargé de gérer l’ensemble des ressources humaines et matérielles de la plate-forme.

Jean Paul est également responsable de l’équipe de recherche IMIS d’ICube. Cette équipe, spécialisée dans les techniques d’imagerie 3D innovantes pour la santé est composée de pas moins de 22 chercheurs permanents et 16 doctorants ou post-doctorants. Jean-Paul en assure l’animation scientifique, coordonne les nombreux projets de recherche et en gère le budget. Il initie également de nombreuses collaborations avec les médecins et biologistes d’autres laboratoires.  Pour lui, l’équipe IMIS a pour objectif de «faire en sorte que les nouvelles techniques d’imagerie développées dans IMIS soient toujours les plus performantes pour pouvoir accompagner les projets de recherche ».

Des oranges dans un IRM

C’est en 1978, une fois son diplôme d’Ingénieur INSA Lyon (génie électrique) en poche, que Jean Paul se retrouve un peu par hasard à Strasbourg. Son rêve d’enfant était de devenir pilote d’avion, mais en raison de sa mauvaise vue, sa passion se porte bientôt vers l’ingénierie, la physique et l’électronique. Après son diplôme, le jeune ingénieur veut approfondir les compétences qui lui ont été dispensées à l’INSA : il choisit donc de faire une thèse. Le domaine médical l’attire fortement : il décide de chercher un sujet de thèse combinant électronique, physique et applications à la santé.

L’Université de Strasbourg  va lui proposer un sujet des plus intéressants. Basée sur une publication parue dans la revue scientifique Nature, sur le principe d’obtention des images à résonance magnétique, sa thèse aura pour objectif de concevoir un des premiers prototypes d’IRM en France. L’aventure commence en 1978 et va durer 4 ans. C’est en 1982, au terme de son mémoire d’étude, qu’il présente sa réalisation, faisant de lui l’un des pionniers dans ce domaine. « La machine ne pouvait accueillir que des objets d’environ 10 cm. On faisait passer des IRM à des oranges à l’époque pour la tester ! » se souvient-il. Ses projets de recherche le mènent ensuite en 1992 à un doctorat d’état (ancien terme pour Habilitation à Diriger la Recherche) sur « L’analyse des images RMN (Résonnance magnétique nucléaire) pour la caractérisation des tissus » puis à des travaux sur le traitement des images médicales 3D.      

En fin d’entretien il a résumé non sans émotion près de 40 années de carrière au sein de l’Université de Strasbourg : « je n’ai aucun regret quant aux choix que j’ai faits dans ma vie professionnelle. J’ai le sentiment du devoir accompli et d’avoir apporté une réelle contribution à la recherche dans mon domaine.». Il désire, après avoir quitté l’Université, se consacrer à ses deux autres passions : le jardinage et les longues randonnées dans les Vosges…

JP Armspach©Claire HEITZ

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